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Recherche d’emploi : le syndrome de l’heure d’arrivée

Une recherche d'emploi, c'est long. Retrouver un job salarié prend entre 4 à 14 mois, en moyenne. Or, beaucoup de cadres, paniqués par « la peur du vide » et soumis à une pression familiale et financière, se précipitent sur le marché comme des morts de faim. Ils multiplient les erreurs et font fuir les recruteurs qu’ils rencontrent. De même, ils activent leur réseau trop tôt et grillent bêtement des contacts importants.

Ce mal frappe les individus impatients trop pressés d’arriver.
Ce phénomène s'appelle le «syndrome de l’heure d’arrivée». Il a été diagnostiqué sur les personnes qui partent en voiture en ayant décidé de l’heure à laquelle ils voulaient arriver à destination. Ces individus ont tendance à foncer et... à prendre des risques inutiles !

Dans une recherche d'emploi, on peut être frappé par ce syndrome. Le candidat impatient peut en effet considérer que les résultats n'arrivent pas assez vite. Cela se traduit souvent par une envie de brûler les étapes qui conduit à une approche agressive du Réseau. Le candidat veut un retour sur investissement immédiat. Il ne verrouille pas son projet avant de se lancer. Il n’a que quelques cibles ou alors n’en a aucune. Il fait des demandes trop directes, désire ouvertement obtenir un job et non pas des recommandations. Il ne comprend pas que l’activation du Réseau dans le cadre d’une recherche d’emploi est un processus où il faut commencer par semer avant de pouvoir récolter.

Il faut alors lui expliquer qu'une recherche d'emploi efficace doit se fonder sur des bases solides, s'effectuer avec des outils affûtés, suivre une stratégie bien définie et surtout se mener avec un rythme soutenu mais sans précipitation.

Plus qu'un programme, c’est une philosophie de recherche d'emploi qu’il faut adopter pour réussir.